Edito Mars 2020

La pollution de l’air en milieu urbain, nous devons agir

Par Antoine Desferet, COO de Phoenix Mobility

La pollution de l’air dans les villes est devenue un enjeu majeur pour nos sociétés et pour chacun d’entre nous. En effet, la pollution atmosphérique en milieu urbain s’invite désormais dans tous les programmes électoraux, à tous les niveaux, partout dans le monde. 

Pour être précis, l’OMS définit la pollution de l’air en milieu urbain comme “la pollution atmosphérique ressentie par les populations vivant dans les zones urbaines et périurbaines. En d’autres termes, cela correspond à la pollution impactant directement les individus vivant en ville (particuliers et entreprises).

Ainsi, il convient de mettre en lumière les effets de cette pollution ainsi que les réponses apportées par les pouvoirs publics et par les entreprises.

Une pollution urbaine est devenue insupportable

La pollution urbaine a des implications tangibles et directes sur la santé publique et sur les entreprises.

 

Pourquoi est-ce un enjeu de santé publique ?
 

 

La congestion des zones urbaines et la concentration de véhicules polluants ont des impacts importants sur la santé des habitants de la ville. En 2015, la présence de particules fines dans l’air a été jusqu’à 2,5 fois supérieure à l’objectif qui était fixé. En ce sens, Airparif estime qu’environ 1,6 millions de personnes ont potentiellement été affecté par un excès de NO2 en Région Parisienne. 

De manière plus récentes, en 2018, 3 agglomérations ont dépassé les normes réglementaires pour la protection de la santé en matière de concentration de polluants (pour les PM10)

Dans le même temps, de nombreuses recherches mettent en lumière l’impact de ces particules et de la circulation de manière générale sur la santé. Ainsi, en 2008, une étude* indique qu’une exposition à la circulation engendre des externalités négatives sur la santé telles qu’une augmentation de la mortalité liées au système respiratoire et une aggravation des infections du myocarde. Les plus jeunes sont également touchés par ce phénomène : depuis quelques années, on observe davantage de développements ralentis et asymétrique des poumons chez les enfants.

Pour finir, d’un point de vue global, une étude achevée en 2020  met en lumière la pollution de l’air comme une des causes principales de réduction de l’espérance de vie. Selon cette même étude, la pollution de l’air raccourci de 3 ans, en moyenne, l’espérance de vie dans le monde. La pollution de l’air aurait causée plus de 8,8 millions de morts prématurés par an en une décennie. 

Les coûts importants de cette pollution atmosphérique

Outre les coûts humains liés à la pollution atmosphérique, il est important de comprendre que la pollution engendre des problèmes économiques importants. 

 

En premier lieu, les effets négatifs sur la santé ont un impact économique immédiat sur les finances publiques, en sollicitant de manière croissante le système de santé et donc la sécurité sociale, et sur les entreprises pour qui les salariés peuvent être moins disponibles. 

 

Par ailleurs, la pollution urbaine ayant les effets décrits précédemment, de nombreuses autorités mettent en oeuvre des dispositifs contraignants (c.f. infra.) visant à réduire – voire interdire – la circulation des véhicules thermiques en ville. Que ferait une entreprise ne pouvant pas livrer ses clients en ville ? De la même manière, que ferait une entreprise si ses salariés étaient dans l’incapacité de se rendre sur leur lieu de travail en raison de normes anti-pollution. 


Ainsi, il est aisé de comprendre que la pollution urbaine a des conséquences immédiates à plusieurs échelles : sur les individus, en mettant en danger leur santé, sur la société et sur les entreprises. Face à cela, il est nécessaire de saisir cette problématique et de répondre à ces défis.

Comment répondre à cette problématique ?

Alors que les Etats se dotent de systèmes contraignants visant à interdire progressivement la vente de véhicules thermiques, nous nous intéressons ici aux politiques développées par les collectivités territoriales pour réduire la pollution au sein des villes. 

 

La mise en place de mesures contraignantes

Pour répondre à ces enjeux cruciaux pour le vivre ensemble et la santé des habitants en ville, les pouvoirs publics ont mis en place, à travers le monde, de nombreuses mesures. 

Parmi ces mesures, certaines villes ont mis en place des péages urbains afin de réduire la circulation. Des villes telles que Londres, Singapour, Stockholm, ou Milan ont pu expérimenter cette politique. Les conséquences de ces taxes ont été bénéfiques pour les villes. La circulation a diminué, le niveau de possession de voitures a diminué et la qualité de l’air dans la ville est meilleure. 

Toutefois, une telle politique a des effets contraires aux objectifs sur certains points. En premier lieu, elle peut conduire au développement d’une fracture sociale entre les personnes ayant les moyens de payer une taxe pour circuler et les autres ; pouvant priver ces derniers de leur liberté d’aller et venir, et potentiellement de leur activité économique. D’autre part, la mise en place de telles taxes renforce la pollution de l’air en périphérie des villes et peut entraîner une surcharge des infrastructures de transport. 

D’autres collectivités mettent en place des Zones à Faibles Émissions. À titre d’exemple il en existe 19 en France et l’une d’entre elles est à Grenoble. L’objectif de ces zones est d’interdire la circulation aux véhicules ne disposant pas d’un Crit’Air 0

Toutefois, ces politiques à elles seules ne peuvent pas suffire à accompagner les français dans le développement d’une mobilité plus propre. C’est pourquoi des mesures incitatives sont régulièrement mises en place pour accélérer ce développement. 

Des mesures incitatives et des solutions innovantes

Le retrofit apparaît comme une solution de choix pour les particuliers et les professionnels pour faire face à la pollution en milieu urbain. En effet, en développant l’utilisation des véhicules électriques et en réduisant les ressources nécessaires à la production, la conversion de véhicules thermiques en véhicules électriques est une réponse directe et efficace à ces problèmes. 

 

À titre d’exemple, un professionnel souhaitant convertir son Renault Trafic à l’électrique pourra, obtenir son véhicule pour un coût moindre comparé à l’achat d’un véhicule neuf et immédiatement pouvoir éviter les réglementations contraignantes appliquées aux véhicules thermiques. 


Pour accélérer la transition énergétique du parc de véhicules, les pouvoirs publics, et en particulier les collectivités territoriales, mettent en place des mesures incitatives. Ainsi, la Métropole de Grenoble a récemment annoncé la mise en place d’une prime au retrofit. Face aux enjeux de pollution, de santé et à l’urgence du réchauffement climatique, les initiatives innovantes d’incitation et de financement devraient se développer et fleurir. En ce sens, Phoenix Mobility continuera de se développer pour rendre la mobilité plus propre et plus accessible.

Agissez dès maintenant : passez à l’électrique :

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