Débrief COP25 : #URGENCE

Un bilan plus que décevant

Depuis début décembre se tient le 25ème Sommet Climat (dit COP25) à Madrid. Organisée cette année par le Chili et ayant lieu en Espagne, l’objectif était de faire un bilan des efforts menés depuis les accords de Paris (COP21). Pour rappel, la COP21 avait engagé les pays signataires à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre à 55% et l’augmentation de la température de 2°C d’ici 2100.

Quel bilan pouvons-nous tirer des ces dernières semaines de débat à Madrid ?

Objectif 2100 : bien loin d’être atteint

Les accords de Paris de 2016, nous l’avons vu, fixaient l’augmentation de la température de 2°C d’ici 2100. Malheureusement, avec les calculs actuels, nous devrions dépasser les +4°C voire 5°C si l’on continue à émettre autant de gaz à effet de serre et notamment de CO2. 

De même, si les pays signataires respectent totalement les engagements de la COP21 en terme d’émissions, nous atteindrons tout de même les +3,2°C.

La principale raison à cela est que les plus gros émetteurs de ces gaz à effet de serre ne font finalement pas tant d’efforts pour atteindre leurs objectifs. Les USA ont déjà émis le souhait de se retirer des accords de Paris, le Brésil a déclaré qu’il ne ferait rien pour les respecter et la Chine, l’Inde ou encore l’Arabie Saoudite, prennent leur temps pour mettre en place de réelles mesures d’urgence. Seule l’UE semble avoir d’ors et déjà menée des actions fortes notamment en annonçant pour 2050 la neutralité carbone. Par ailleurs, les pays émergents, et ceux fortement menacés par le changement climatique, se sont engagés à revoir les engagements à la hausse. Cependant, ils ne représentent que 10% des émissions carbones à eux tous.

Qu'en est-il du marché des émissions de carbone?

Il devait également y être discuté le marché des “droits à polluer”. 

Ce principe devrait permettre aux Etats et aux entreprises de s’échanger des “droits d’émissions de carbone”. Autrement dit, si vous avez besoin d’émettre plus de CO2, vous devez vous procurer plus de droits sur le marché. Soit, plus vous désirez polluer, plus vous devrez payer (théorie de Coase). Les pays ayant le plus de “crédits” sont les plus émetteurs de CO2, notamment la Chine, les USA ou encore l’Inde. Le problème qui se pose est donc la volonté de ses pays à ne pas vendre les droits afin de pouvoir continuer à émettre des gaz à effet de serre. Ce marché sera donc fortement paralysé par ce phénomène.

Or, c’est depuis les accords de Kyoto en 1997 que ce marché doit-être mis en place. Aux dernières nouvelles, la COP25 n’a pas du tout avancé sur cet aspect, notamment pour régler le problème du double comptage”. 

Bilan : une situation d’urgence non prise en compte

Le résultat de la COP25 est donc très décevante. Aucune réelle action n’a été véritablement mise en place. Malgré l’urgence déclarée par la communauté scientifique, certains Etats ne semblent pas mesurer l’importance de la protection climatique et préfèrent conserver leurs intérêts. Nous arrivons cependant, de plus en plus vite à un point de non-retour. 

 

A notre échelle, nous pouvons cependant commencer à agir. Les gaz à effet de serre peuvent-être réduit en changeant certaines de nos habitudes,  notamment la mobilité. Le transport est l’un des principaux émetteurs de CO2. Opter pour l’électrique permet de diminuer ces émissions puisqu’en roulant, le véhicule électrique n’émet pas de CO2. De même, la recherche travaille et l’UE investit pour produire des batteries plus écologiques sur son territoire, ce qui rendra le secteur d’autant plus vert. Aussi, pour limiter les consommations intermédiaires liées à la production de nouveaux véhicules, pensez à réutiliser l’existant : votre voiture peut-être convertie à l’électrique aujourd’hui